Voir Alexis Sanchez s’imposer en para-aviron, c’est croiser la trajectoire d’un jeune homme qui a transformé accident et doutes en une énergie surprenante, jusqu’à devenir champion de France et figure incontournable de la catégorie PR1. J’ai eu la chance de suivre ses premiers coups de rame sur les lacs rhônalpins : motivation à chaque vague, entraide permanente dans chaque club, adaptation technique au quotidien – tout ce qui fait la richesse et la chaleur humaine de notre discipline se joue là, inspirant quiconque s’approche d’un ponton, qu’il vise la performance ou le plaisir du geste.
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Alexis Sanchez, champion de para-aviron : quand la résilience propulse au sommet

Chaque coup d’aviron porte la marque d’un passé singulier. Alexis Sanchez, jeune ingénieur de 27 ans, ne se résume pas à son titre de champion de France 2025 : il incarne la lumière venue après la tempête, la réinvention, et la dynamique d’un collectif qui mise sur le rebond. Si vous cherchez à comprendre comment on rebâtit une trajectoire sportive et humaine après l’épreuve, son parcours ne laisse pas indifférent. Sa cinquième place aux Jeux Paralympiques Paris 2024, sa médaille d’argent à Lucerne et son sacre national ne sont que la partie visible d’un investissement colossal, nourri par la solidarité, et l’écoute de quoi offrir de réelles racines à quiconque a connu la tempête.
Tout au long de sa progression, Alexis s’est distingué par sa ténacité, son habileté à concilier entraînements, rééducation complexe et vie active, mais aussi par le naturel avec lequel il partage doutes, étapes franchies, et moments d’abandon. Certains entraîneurs, croisés en régate, évoquent la générosité de ses témoignages. D’ailleurs, on embarque ?
Un accident, une renaissance : la biographie d’Alexis Sanchez
Dans la vie des sportifs, il y a parfois ce point de rupture qui déplace toutes les balises. Pour Alexis, tout a changé en 2020 : un accident de la route le plonge dans une année de rééducation soutenue par des prothèses électroniques, là où la plupart auraient tout arrêté. Pourtant, entouré d’une équipe médicale attentive et de proches présents au quotidien illustration parfaite du “réseau multidisciplinaire” dont parlent régulièrement les médecins du sport adapté , il découvre le para-aviron. Ses premiers essais sur les lacs locaux ont fait sourire plus d’un rameur aguerri, et son intégration rapide en équipe de France dès 2023 a surpris même certains suiveurs expérimentés.
Ce parcours de reconstruction, Alexis le partage avec transparence : “La rame, c’était mon moyen de déposer ce qui me restait d’énergie…” Lors de sa première sortie, son geste hésitant révélait moins la technique que l’urgence de reprendre pied. En deux ans alors que la plupart mettent trois ou quatre ans à atteindre ce niveau , il s’offre une première médaille et valide son billet pour Paris. Pari fou, mais le pari a été tenu.
Les étapes-clés de la reconstruction
Alexis avance tel un sprinteur sur la ligne droite : succession d’étapes, attentes à gérer, soutien de l’entourage déterminant. Quelques repères majeurs sont à retenir :
- 2020 : accident de la route, début d’une rééducation intensive (une année entière de travail quotidien).
- 2022 : premiers pas vers la compétition structurée , avec le soutien de clubs inclusifs (Cazaubon, Ulby, entre autres).
- 2023 : entrée en équipe de France ; diplôme d’ingénieur obtenu presque au même moment.
- 2024 : 5e place aux Jeux Paralympiques de Paris ; un solide 4e rang au Championnat d’Europe.
- 2025 : couronnement national en PR1 et médaille d’argent à Lucerne.
Derrière la sécheresse des années qui défilent, on devine des semaines de découragement, d’essais recommencés, et de fatigue parfois extrême. Il arrive que, certains matins, Alexis ait songé à rester couché plutôt que d’affronter une nouvelle séance de rééducation. Selon une formatrice spécialisée en récupération post-traumatique, ces passages à vide sont relativement courants et bouleversent toujours un peu les proches.
Palmarès et performances : une montée en puissance express
Personne ne décroche une couronne nationale d’un simple coup d’essai, même armé d’une volonté hors normes. Ce qui distingue Alexis Sanchez, c’est la précision de sa préparation trois séances d’entraînement quotidiennes durant trois mois avant les Jeux. Chaque compétition a affiné sa technique, chaque course apportant des temps désormais remarqués. En 2024, sa cinquième place aux Jeux Paralympiques n’est pas le fruit du hasard : elle pose la barre très haut dans le microcosme du para-aviron français.
Le moment décisif ? Il l’explique à demi-mot lors d’un passage sur lavisourire.fr : “Quand tu réalises que ton nom pèse dans les classements, tu cesses d’être ‘celui qui a eu l’accident’, tu deviens un sportif à part entière.” Ces paroles marquent – tout comme le rappelle régulièrement un coach fédéral, la reconnaissance n’est jamais acquise d’avance. Voici un aperçu de la progression vécue.
| Année | Résultat |
|---|---|
| 2023 | 9e aux Championnats du Monde PR1 |
| 2024 | 5e Jeux Paralympiques Paris & 4e Championnat d’Europe |
| 2025 | Champion de France PR1, Argent Coupe du Monde Lucerne |
Chose à signaler : la catégorie PR1 regroupe les rameurs dont les membres inférieurs sont peu ou pas mobilisables, en particulier sur le plan moteur. Privé d’appui sur les jambes, chaque propulsion puise dans le haut du corps, l’abdomen, et dans le mental bien sûr. Vous êtes curieux ? Tentez l’expérience sur rameur indoor : la différence se fait sentir en quelques minutes seulement, à en croire l’avis d’un ancien préparateur physique.
Des chiffres pour situer la performance
En PR1, l’entraînement implique : jusqu’à trois séances quotidiennes sur plusieurs mois, des temps légèrement en retrait par rapport à l’aviron olympique, mais les meilleurs affichent seulement quelques secondes d’écart. D’ordinaire, il faut compter autour de deux années pour maîtriser ce type de rame (contre trois ou quatre pour un rameur dit “valide”). Ce raccourci illustre parfaitement la rigueur et l’intensité dont il faut faire preuve. Est-ce que cela change la relation au sport ? Un ancien kiné d’équipe s’accordait à dire que cela bouleverse les repères.
Comprendre le para-aviron PR1 : technique, matériel et adaptations

Quelles différences entre para-aviron et aviron “classique” ? Dans la classe PR1, l’adaptation est de chaque instant. Le rameur est solidement fixé au siège par une sangle thoracique le plus souvent et bénéficie d’un dossier renforcé. Les prothèses électroniques de pointe sont déterminantes lors de la reprise d’activité, notamment pour les transferts gestuels et la lutte contre certains inconforts posturaux.
Côté équipement, un formateur lyonnais expliquait récemment qu’un atelier technique permet toujours de mesurer le gouffre entre bateaux : la stabilité y est supérieure, la puissance doit passer ailleurs. Beaucoup imaginent que le para-aviron revient à “s’asseoir pour tirer”… En réalité, la coordination entre bras et buste est cruciale, chaque mise en puissance devant compenser l’absence d’appui jambes tout en garantissant une direction stable. C’est tout sauf simple, particulièrement lorsque l’on débute dans cette catégorie.
Principales adaptations et schémas d’entraînement
On note diverses adaptations importantes :
- Utilisation de prothèses électroniques pour la marche, le transfert, le maintien lombaire.
- Recours à une sangle thoracique afin d’assurer la stabilité du tronc.
- Entraînements spécifiques sur ergomètre puis sur plan d’eau ; rythme intensif dès la pré-sélection.
- Équipe resserrée : coach, kinés, encadrement médical proche du quotidien.
Le modèle d’entraînement est très encadré : élaboration de plans individualisés, analyses fines du geste, équipes pluridisciplinaires soudées. Ce fonctionnement, observé régulièrement sur les plans d’eau rhônalpins, mise beaucoup sur la solidarité quotidienne, selon de nombreux encadrants de terrain.
Du triple projet à l’inspiration : Alexis Sanchez, ingénieur et sportif d’élite
Ce qui impressionne, au-delà du podium, c’est la façon dont il combine l’impossible. Alexis a obtenu son diplôme d’ingénieur en 2023, alors même que sa carrière sportive explosait et qu’il sortait à peine du centre de rééducation. Aujourd’hui, il partage son quotidien entre projets industriels, séances matinales d’aviron et interventions en faveur de l’inclusion. Certains collègues de boulot racontent d’ailleurs qu’il débarque en salle de réunion en tenue de sport !
“Il m’arrive encore de jeter un œil sur mes plannings… et de me demander comment tout tient ensemble !” confiait-il dans un échange récent. Le soutien institutionnel (Comité Paralympique, associations, clubs d’ingénieurs sportifs) veille à garder les équilibres. C’est là, concrètement, que les réseaux, les financements et l’accompagnement quotidien changent la donne pour bon nombre d’athlètes en situation de handicap.
Gérer la vie pro, le sport et l’engagement
Trois aspects à retenir :
- Trois entraînements quotidiens souvent très tôt le matin ou tard le soir, ajustés selon la période professionnelle.
- Clubs régionaux engagés, ajustant horaires et suivi en fonction des contraintes du triple projet.
- Dispositifs fédéraux mis en place pour anticiper la reconversion après accident.
- Communication appuyée sur les réseaux, inspirant des profils très divers (des ingénieurs aux jeunes espoirs en fauteuil).
Le lien d’équipe ? Essentiel, selon plusieurs coachs : chacun veille à moduler ses attentes, à rassurer lors des périodes de creux. Gérer la fatigue, carrément planifier les doutes : rien n’est laissé au hasard dans ce type de double ou triple projet. Ce n’est pas toujours évident et tout le monde ne s’y retrouve pas.
Devenir inspirant, informer et inclure : le rôle de modèle d’Alexis Sanchez
Alexis ne se limite pas à ses résultats ou à sa technique, loin de là. Devenu figure d’inspiration pour l’inclusion sportive, il s’emploie à faire tomber les barrières, intervenant auprès de jeunes accidentés, animant des conférences et relayant ses expériences sur divers médias. L’idée centrale : rappeler que l’accès au sport post-accident est une voie ouverte et qu’un club d’aviron inclusif, ce n’est pas une utopie mais un atout bien réel.
En Rhône-Alpes, de plus en plus de clubs ouvrent l’accès à des créneaux adaptés et investissent dans du matériel spécifique. À titre d’exemple, Lucas, 14 ans, a repris la rame à la suite d’une journée découverte, grâce au dynamisme impulsé par Alexis au sein des clubs partenaires. Il n’est pas le seul : il est régulièrement rapporté par certains dirigeants une hausse notable des demandes d’initiation depuis deux saisons.
Dispositifs, clubs et ressources pour découvrir le para-aviron
Quelques pistes concrètes pour franchir le pas :
- Guides et simulateurs en ligne pour tester différents parasports (accessibles en ESMS, sur les plateformes France Paralympique).
- Clubs spécialisés (Cazaubon, Lyon, Ulby) équipés et formés à l’accueil des profils PR1.
- Associations d’inclusion dédiées à la réadaptation sportive et à l’accompagnement adapté.
- Vidéos, témoignages et FAQ disponibles sur lavisourire.fr ou france-paralympique.fr.
C’est la preuve : il n’existe pas de murs infranchissables, mais bien des passerelles à bâtir. Une pratique ouverte, loin du discours de façade, on le vérifie sur le terrain Alexis en donne chaque jour la démonstration. À la question : “Est-ce vraiment possible pour tous ?” plusieurs responsables de club rappellent : le principal frein, c’est parfois la première démarche, pas l’accès matériel.
FAQ : Alexis Sanchez et le para-aviron vos questions clés
Voici, de façon directe, ce que l’on retient le plus souvent lors des échanges avec familles, supporters, ou simples curieux.
Quel accident a mené Alexis Sanchez au para-aviron ?
C’est un accident de la route en 2020 qui entraîne une amputation et une longue année de rééducation intensive, ouvrant une porte nouvelle sur sa trajectoire sportive.
Comment fonctionne la classification PR1 en para-aviron ?
La PR1 concerne les sportifs ayant une utilisation très restreinte des jambes : tout se joue “à la force du haut du corps”, avec un positionnement fixé par sangle thoracique et soutien dorsal.
Quels sont ses principaux classements ?
5e aux Jeux Paralympiques Paris 2024, champion de France PR1 en 2025, médaillé d’argent à Lucerne la même saison, 4e européen en 2024.
Comment combine-t-il carrière sportive et professionnelle ?
Grâce à l’appui institutionnel, à une organisation d’agenda dans son job, un soutien marqué des clubs inclusifs. Diplômé ingénieur 2023, il conjugue activité professionnelle et pratique sportive de haut niveau.
Quels dispositifs soutiennent l’inclusion sportive ?
Clubs labellisés, guides de parasport, simulateurs en ligne, réseaux fédératifs (France Paralympique, ESMS, Lavisourire.fr) et associations locales impliquées.
Où suivre son actualité ?
Via les réseaux sociaux officiels (France Paralympique, Lavisourire.fr), ou à travers les clubs référents de Rhône-Alpes. Ses vidéos circulent régulièrement sur YouTube et LinkedIn, relayées par des professionnels du secteur.
Pour aller plus loin : ressources, réseaux et guides
Besoin de garder l’élan ? Alexis Sanchez se suit sur France Paralympique, mais aussi via des guides interactifs sur lavisourire.fr, ou tout simplement en contactant un club près de chez vous pour une initiation qui sait, la prochaine histoire à raconter commencera peut-être là. Le manche n’attend que votre main, comme l’a souligné récemment un responsable fédéral.
Mis à jour le 30 septembre 2025