À chaque edition olympique, la délégation gabonaise écrit un chapitre vibrant d’espoir, de travail acharné et de fierté nationale, même sans médaille à la clé. Avec cinq athlètes courageux en lice aux Jeux Olympiques 2024, le Gabon a offert bien plus qu’un simple listing de résultats : la délégation a montré, une nouvelle fois, toute la force du dépassement personnel et le plaisir d’avancer ensemble.
Certains observateurs notent d’ailleurs que l’exigence d’une telle compétition rend chaque entraînement plus significatif, malgré un encadrement pas toujours idéal. Si les chiffres restent discrets, la véritable victoire se niche souvent dans cette volonté collective d’arborer fièrement les couleurs nationales, et de semer chez les jeunes l’envie d’atteindre, un jour, ce rêve olympique tant partagé.
Résumé des points clés
- ✅ Le Gabon présente une délégation de cinq athlètes aux Jeux Olympiques 2024.
- ✅ La participation incarne un effort collectif et la fierté nationale malgré l’absence de médaille.
- ✅ L’expérience acquise nourrit l’ambition des futures générations sportives gabonaises.
Sommaire
Le Gabon aux Jeux Olympiques 2024 – Composition et enjeux

Cinq athlètes, quatre disciplines et une importante dose d’énergie partagée : c’est avec cette délégation resserrée mais animée que le Gabon s’est lancé à Paris pour les Jeux Olympiques de 2024. Le rêve du podium s’est évanoui cette fois encore. Toutefois, la présence de ces champions porte une ambition concrète pour les éditions à venir.
En participant à Paris 2024, le Gabon signe sa douzième presence aux Jeux Olympiques d’été, avec deux hommes et trois femmes répartis entre athlétisme, judo, natation et taekwondo. Même sans médaille, la portée de l’événement reste forte : accéder à cette scène internationale, cela reste symbolique quand on considère les contraintes du sport de haut niveau sur le continent.
Un fait marquant : il y a dix ans à peine, le Gabon célébrait sa seule médaille olympique, grâce à Anthony Obame (argent, taekwondo, Londres 2012). Depuis, chaque retour aux Jeux est vécu comme une étape supplémentaire sur ce parcours collectif où chaque expérience pèse lourd. Comme le rappelle une formatrice sportive africaine, il ne s’agit pas seulement de viser les médailles, mais de représenter dignement le pays et de gagner en expérience pour l’avenir.
Parcours et résultats des athlètes gabonais
Derrière chaque nom de la délégation, il y a une somme d’entraînements intenses, parfois six jours sur sept, des sacrifices personnels, de la pression constante… et toujours cette fierté immense d’incarner un pays tout entier. Qui sont donc ces cinq Gabonais venus défier les pistes et bassins parisiens ? On peut se demander : jusqu’où cette aventure humaine façonnera-t-elle le sport national ?
Équipe 2024 : révélations et espoirs
Le Gabon s’est présenté à Paris avec cinq representants :
- Emmanuella Atora Eyeghe (taekwondo, 28 ans) – dernier espoir sérieux du podium, finalement éliminée en huitièmes de finale ;
- Un sprinteur, Wissy Frank Hoye Yenda Moukoula (athlétisme, 100 m) ;
- L’infatigable Virginia Aymard en judo, catégorie -57 kg ;
- Adam Mpali dans l’épreuve du 100 m nage libre pour la natation ;
- Et enfin, Noélie Annette Lacour sur le 50 m nage libre (27″68 lors de sa série).
On oublie parfois que ces sportifs ont dû affronter des adversaires issus de pays où la préparation et l’infrastructure sont optimales, parfois structurées depuis l’enfance. Pour des athlètes gabonais, chaque qualification, chaque record individuel équivaut à gravir une montagne, (certains racontent que le simple fait d’atteindre les séries fut déjà “une fête” au village).
Résultats et moments clés
La compétition fut courte pour quelques-uns, intense pour d’autres. L’élimination d’Emmanuella Atora le 8 août a mis fin à l’ultime espoir de breloque ; toutefois, chaque discipline a eu ses instants de bravoure – qu’il s’agisse d’un départ bien maîtrisé, d’un combat de judo disputé jusqu’à l’ultime seconde ou d’un chrono personnel battu contre toute attente. Un expert local soulignait récemment que “chaque progrès, même mesuré en centièmes, nourrit l’histoire du sport national”.
Prenez Noélie Lacour : elle conclut son 50 m nage libre en 27 secondes 68. Un résultat qui, selon la presse sportive gabonaise, traduit une progression régulière, malgré l’écart de moyens avec d’autres délégations. Certains scores redonnent foi aux jeunes, même si le drapeau gabonais n’a pas trôné sur le podium. Un détail qui n’échappe pas aux spectateurs, habitués à jongler entre fierté et déception.
| Athlète | Discipline | Résultat JO 2024 |
|---|---|---|
| Emmanuella Atora Eyeghe | Taekwondo | Éliminée en 8èmes de finale |
| Wissy Frank Hoye Yenda Moukoula | Athlétisme | Participation au 100 m |
| Virginia Aymard | Judo (-57 kg) | Battue au 1er tour |
| Adam Mpali | Natation (100 m nage libre) | Éliminé en séries |
| Noélie Annette Lacour | Natation (50 m nage libre) | 27″68, éliminée en séries |
Difficile de céder au decouragement : lors de la retransmission à Libreville, on a vu des jeunes sourire, vibrer avec les “Leveurs de drapeau” locaux et applaudir même ceux qui n’ont pas franchi la ligne en tête. Certains supporters racontent même avoir organisé une fête de quartier rien que pour suivre la course d’Adam Mpali.
Historique et performance : où se situe 2024 dans le parcours olympique gabonais ?
Douze participations, une médaille d’argent. Plusieurs voisins africains y verraient déjà un aboutissement, cependant le Gabon sent bien qu’un palier reste à franchir pour rivaliser avec les grandes nations du sport. Une question qui revient régulièrement : comment s’inspirer de l’exemple d’Anthony Obame pour susciter de nouvelles vocations ?
L’unique médaille et la soif de progression
Depuis ses débuts aux JO en 1972, le Gabon a vu émerger différentes générations d’athlètes. Mais c’est bien à Londres 2012 qu’Anthony Obame a décroché la première médaille, en taekwondo. Douze ans plus tard, le défi paraît immense pour une délégation réduite : aucun Gabonais n’a rivalisé cette fois avec l’élite mondiale. Pour autant, la dynamique ne s’essouffle pas : d’anciens sportifs l’affirment, la simple expérience d’un grand rendez-vous international pousse déjà les jeunes à persévérer, surtout dans les disciplines “mineures”.
| Année | Nombre de participants | Médaille(s) |
|---|---|---|
| 2012 (Londres) | 26 | 1 argent (Anthony Obame) |
| 2016 (Rio) | 6 | 0 |
| 2021 (Tokyo) | 4 | 0 |
| 2024 (Paris) | 5 | 0 |
Sur trois olympiades, le nombre d’athlètes reste stable. D’un côté, cette constance reflète bien la difficulté d’aller plus loin, freinée par le manque de moyens, de formation, mais aussi par le défi de structurer le sport sur l’ensemble du territoire. Pourtant, à écouter quelques entraineurs, ce maintien d’une équipe malgré l’adversité rassure et motive celles et ceux qui rêvent de “gratter” un ticket olympique à leur tour.
Surmonter les freins : petits moyens, grands espoirs
Pourquoi aussi peu d’athlètes au rendez-vous ? La question traverse chaque olympiade. Le cercle vicieux est souvent le même : équipements encore limités, dispositifs de détection irréguliers, jeunes talents parfois tentés par l’étranger, sans oublier quelques épisodes de retour express après une grossesse, relevés au sein de l’équipe féminine cette année. Une responsable du comité confiait récemment que le combat ne se joue pas que sur la piste, mais déjà lors de la sélection et tout au long du parcours de formation.
Il faut dire que, d’un cycle à l’autre, l’espoir de grimper dans la hiérarchie anime toutes les générations. Peut-être que les “Jaunes et Bleus” seront un peu plus nombreux à Los Angeles en 2028 ? (On croise les doigts, diront certains anciens du comité.)
Bon à savoir
Je vous recommande de considérer que le combat pour renforcer la présence gabonaise aux JO ne se limite pas à la compétition elle-même, mais commence dès la sélection et le parcours de formation, notamment en valorisant la persévérance malgré les conditions difficiles.
Témoignages et résonance : fierté, déceptions et perspectives
Oui, il n’y a pas eu de médaille, mais on ne peut pas réduire le bilan à ce seul point. Les émotions partagées, les témoignages et l’impact humain dépassent largement la simple lecture des résultats.
Regards croisés : athlètes, supporters et institutions
Côté officiels, on évoque la “fierté nationale renouvelée”, la persévérance “exemplaire”, et le gouvernement fait valoir son soutien dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais ce sont les familles, les proches et surtout la jeunesse gabonaise qui galvanisent la dynamique, rêvant à travers ces parcours de briller à leur tour, peut-être lors de la prochaine olympiade.
Entre deux assauts sur le tatami, Virginia Aymard résumait bien l’état d’esprit général : “Ce n’est pas la plus grosse victoire, mais nous avons appris, grandi, et ça, personne ne nous l’enlèvera !” Cette phrase, répétée mille fois chez les sportifs en herbe, reflète pleinement la réalité gabonaise où chaque réussite, même modeste, prend un relief particulier.
Quelles suites pour le sport olympique gabonais ?
La fédération nationale promet déjà un plan de soutien renouvelé même si la marche demeure haute et la presse insiste sur le fait que toute une génération se prépare en silence. Certains y verront un échec si on ne regarde que les médailles, mais pour beaucoup, cela reste une étape sur la construction d’une culture sportive tournée vers l’avenir.
- Programmes de détection et préparation six jours sur sept : un impératif qui s’impose dans la durée.
- Accent renforcé sur la présence féminine ; valoriser ceux qui s’engagent, notamment chez les jeunes, revient dans tous les projets des instances locales.
Dernier point à noter : quelles histoires inspireront les jeunes à travers ces Jeux ? Rien n’exclut qu’un adolescent, découvrant le courage d’Atora sur les tapis de Paris, retiendra avant tout la force de caractère, bien plus que le total de victoires.
FAQ – Participation du Gabon aux JO 2024
Combien d’athlètes gabonais étaient présents à Paris ?
5 au total (2 hommes, 3 femmes), répartis en 4 disciplines.
Dans quels sports le Gabon était-il engagé ?
Athlétisme, judo, natation, taekwondo.
Le Gabon a-t-il remporté une médaille ?
Non, aucun podium en 2024 ; la dernière et unique médaille remonte toujours à Anthony Obame en 2012.
Quelle a été la meilleure perf’ individuelle ?
Emmanuella Atora Eyeghe a été la seule Gabonaise à se hisser jusqu’aux huitièmes de finale en taekwondo ; Noélie Lacour a également signé un chrono prometteur sur 50 m nage libre.
Pourquoi le nombre de participants reste-t-il faible ?
En realité, ce sont surtout des raisons structurelles : dispositifs de formation, financement, obstacles liés aux infrastructures. S’ajoutent des critères de sélection particulièrement rigoureux du CIO et des fédérations internationales.
Pour aller plus loin
- GabonReview – JO 2024 : Élimination d’Emmanuela Atora
- Wikipedia – Gabon aux Jeux olympiques d’été de 2024
- Le Monde – Gabon tableau des médailles JO 2024
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Mis à jour le 17 octobre 2025