Publié par Marie F.

Journée de Solidarité 2025 : comprendre l’enjeu du 9 juin et son vrai impact

5 juin 2025

Journée de Solidarité : employés réunis en entreprise pour une cause solidaire
Journée de Solidarité : employés réunis en entreprise pour une cause solidaire

Chaque année, la Journée de Solidarité passe presque discrètement dans les entreprises : elle vient bousculer les agendas, chambouler les habitudes et, l’air de rien, montre que le travail peut, le temps d’une journée, se mettre au service d’une cause collective plus vaste que soi.

Que l’on porte un badge bleu, rouge ou vert, pour des millions d’actifs, ce léger décalage, cette parenthèse obligatoire, devient une réalité solidaire qui vient s’installer, parfois sans bruit, dans le bureau ou l’atelier. Rien d’époustouflant à première vue, mais une portée symbolique qui ne s’efface pas aisément.
(Petite anecdote : il arrive, sur certains forums RH ou dans des groupes d’entraide, que ce fameux « jour à part » soit cité parmi les surprises – bonnes ou moins bonnes – survenues durant les débuts professionnels.)

Résumé des points clés

  • ✅ La Journée de Solidarité consiste en une journée de travail non rémunérée au profit d’une cause collective.
  • ✅ Son organisation varie selon l’entreprise, la date de référence restant souvent le lundi de Pentecôte.
  • ✅ Les exceptions concernent stagiaires, apprentis mineurs et salariés l’ayant déjà effectuée chez un autre employeur.

2025 : coup de projecteur sur la journée où tout le monde met la main à la pâte

À l’approche de la désormais célèbre Journée de Solidarité, une micro-tension ressurgit : planning bousculé, interrogations sur le droit, compte d’heures, modalités qui changent d’un service à l’autre… Ce moment singulier intrigue, et, à vrai dire, quasi tout le monde est touché d’une manière ou d’une autre.
Il reste bien peu d’entreprises épargnées par cette question qui revient, année après année.

Dans le privé comme dans le public, que vos horaires soient fixes ou modulés, en plein temps ou à mi-temps : la Journée de Solidarité relance la fameuse règle du “travailler croquant plus, mais sans bénéfice strictement personnel cette fois-ci”. Il peut être avisé de préciser ce que cela implique, en gardant à l’esprit — sans surprise — les points clés pour 2025.

Une mécanique sans grand mystère : une journée pour la cause commune

Adoptée il y a près de vingt ans, la Journée de Solidarité s’est transformée en rendez-vous récurrent : une journée de travail supplémentaire, non rémunérée, destinée à soutenir l’autonomie des personnes âgées et handicapées.
À première vue, l’affaire paraît limpide, néanmoins chaque année, des détails reviennent : qui, quand, comment ? Et dans la vie courante, plusieurs millions de salariés la traversent, parfois sans trop y songer, tant l’habitude est prise.

Comment ça se passe côté salarié ?

Dans la pratique, plusieurs cas de figure existent : il peut s’agir d’une journée travaillée (souvent calée sur un jour férié, le lundi de Pentecôte par exemple, mais ce n’est pas une règle gravée dans le marbre), parfois tirée d’une journée de RTT, ou encore d’une autre organisation décidée en accord collectif ou par l’employeur.
Récemment, un DRH évoquait une équipe persuadée de “lâcher” un samedi : dans la réalité, rien n’est figé, tout dépend de la manière dont chaque structure choisit d’appliquer la règle.

Sur la fiche de paie, le standard reste le même : 7 heures de travail, pas de majoration particulière, à moduler selon la durée du contrat (par exemple, 3,5 heures pour un mi-temps).

Pourquoi cette journée ? Un geste né d’un drame national

Derrière cette obligation, l’écho de la canicule de 2003 n’est jamais loin : près de 20 000 décès en France. Depuis sa création sous le gouvernement Raffarin en 2004, la Journée de Solidarité vise un point crucial : comment structurer une véritable aide aux personnes vulnérables lors de situations d’urgence ?
D’où ce principe de participation collective : un fragment du temps de chacun, et la CSA à la charge de l’employeur.

Bon à savoir

Je vous recommande de ne réaliser la Journée de Solidarité qu’une seule fois dans l’année, même si vous changez d’employeur en cours d’année.

2025 : côté calendrier, ce qu’on retient pour la date et l’organisation

Un cadre national existe, mais dans la réalité, chaque organisation affine la recette à sa façon. En 2025, sans disposition particulière, le lundi 9 juin, jour de Pentecôte s’impose par défaut. Cela n’empêche pas nombre d’entreprises de décaler la journée : sur un autre férié, parfois sur une journée poursuivie comme normale, la souplesse prime.
Dans certaines PME, il arrive même qu’on l’organise incognito un vendredi apathique, ou en l’intégrant à une opération régionale.

Pourquoi une telle diversité ? Tout simplement car les plannings atypiques, la taille, et la dynamique de l’entreprise conduisent chacun à personnaliser la Journée de Solidarité selon ses propres codes. Ce qui compte, en vérité : la contribution est effective, quelle que soit la formule retenue.

RTT à retirer, congé grignoté, ou présence requise – qui tranche ?

Pas de réponse unique. Beaucoup retiennent le lundi de Pentecôte comme repère, mais loin d’être la seule possibilité : la journée peut sortir d’un RTT, s’imputer sur un congé, ou s’établir à tout autre moment à l’issue d’une concertation ou d’un accord.

Bon à savoir

Je vous recommande de ne pas vous inquiéter si la Journée de Solidarité tombe pendant un congé payé, un arrêt maladie ou un congé maternité : aucune attestation n’est requise et aucune double imputation n’est appliquée.

Application à géométrie variable : du plein temps au temps partiel, presque tout le monde dans la danse

Sauf exceptions, tous les salariés majeurs sont dans la boucle : stagiaires, apprentis mineurs, arrêts justifiés ou ceux ayant déjà fait la journée chez un autre employeur ce même exercice peuvent passer leur tour. Pour un temps partiel, le calcul se fait à la proportion. Exemple :

Durée du contrat Heures à effectuer
Plein temps 7h
Mi-temps 3,5h
80% 5,6h

À garder à l’esprit : toute prestation au-delà doit être rémunérée au tarif de base — point qui fait l’objet, chaque saison, de contrôles précis chez les RH.

Dans le public, le privé : des variantes mais le fond ne change pas

La logique reste semblable : une journée ou au moins 7 heures à assurer. Les modalités (suppression de RTT, fractionnement, calendrier hors 1er mai, échanges internes…) changent selon l’endroit. Certaines administrations adaptent encore selon le tempo ou les pics d’activité.

Stagiaires, cas particuliers – qui sort du cadre ?

Globalement, les stagiaires ne sont pas concernés (mais jeter un œil à la convention n’est jamais une perte de temps). Les apprentis mineurs sont également préservés par le code du travail. Pour les salariés avec plusieurs employeurs : informer la nouvelle structure suffit si la journée a déjà été honorée ailleurs. À l’embauche, de nombreux services paie rappellent cette règle d’emblée.

À retenir : En résumé, la Journée de Solidarité concerne tous les salariés majeurs, outre quelques cas précis. La refuser sans motif valable revient à s’exposer à une retenue de salaire, voire pire.

Une cause : pour qui, pour quoi ?

Coulisse peu visible, cette journée a un véritable effet : la CSA prélevée sur le bulletin de salaire alimente des dispositifs d’autonomie ou de maintien à domicile pour les plus fragiles. Canicule, dépendance, vieillissement : tout le monde s’implique. Selon certains retours, la mesure a généré plus de 3 milliards d’euros en 2017[1], reversés chaque année à la CNSA, avant leur redistribution vers associations, établissements ou services spécialisés.

En somme, la Journée de Solidarité, discrète lors de sa mise en place, revient chaque année rappeler que la solidarité n’est pas qu’affaire de parole : elle prend vie dans de petits gestes collectifs, parfois anodins, mais dont l’impact finit par compter.

Et après ? Entre débats et remises en question, rien n’est gravé dans le marbre

Le débat demeure : certains avancent l’idée d’une seconde journée, d’autres réfléchissent à des scénarios nouveaux pour anticiper les enjeux de société liés à l’âge. Ce que l’on constate, année après année : ce rendez-vous collectif continue d’incarner, à sa manière, une solidarité qui ne cesse d’évoluer, comme la société elle-même.

Mis à jour le 6 août 2025

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