Comprendre l’action des muscles fléchisseurs de la hanche change la donne dans bien des situations de la vie quotidienne comme dans le sport.
Qu’il s’agisse de ramer sur le Rhône ou simplement de se déplacer sans gêne, leur importance saute vite aux yeux pour toute personne mobilisant sa hanche, du sportif chevronné au parent qui souhaite préserver sa liberté de mouvement.
Après des années d’entraînement au fil de l’eau dans la région lyonnaise, j’ai réuni ici les repères-clés sur l’ilio-psoas et ses partenaires, avec des éclairages concrets, fruits d’expériences de terrain, pour maintenir leur souplesse, réduire les déséquilibres et retrouver du confort, sur le bateau comme au bureau.
Résumé des points clés
- ✅ Le groupe des fléchisseurs de hanche est dominé par l’ilio-psoas avec le psoas majeur et l’iliaque.
- ✅ Le maintien de leur souplesse est essentiel au quotidien et dans la pratique sportive.
- ✅ Une routine régulière d’étirements et de renforcement favorise confort et performance.
Sommaire
Les muscles fléchisseurs de la hanche – réponse directe et schéma d’ensemble

Les muscles fléchisseurs de la hanche, ce sont ceux qui rapprochent la cuisse du tronc, autrement dit permettent la flexion (lever le genou, marcher, s’asseoir…).
Le maître d’œuvre reste l’ilio-psoas (psoas majeur + iliaque), épaulé par le droit fémoral, le sartorius, le pectiné, le tenseur du fascia lata (TFL) et parfois les adducteurs dans les amplitudes extrêmes.
Quand la question se pose : « Quels muscles interviennent lors de la flexion de hanche ? », prenez ce groupe comme repère :
- Psoas majeur
- Iliaque
- Droit fémoral
- Sartorius (couturier)
- Pectiné
- Tenseur du fascia lata (TFL)
Pour la flexion dite « simple » (cuisse à l’horizontale, soit 90°), c’est l’ilio-psoas qui domine.
Si on va au-delà, droit fémoral et TFL prennent le relais pour soutenir le geste.
Lorsqu’un muscle fléchisseur fatigue ou se raidit (c’est fréquent après un effort inhabituel), les autres prennent le relai – et la qualité de mouvement peut en faire les frais.
Certains rapportent une douleur aiguë à l’aine après les squats ou simplement au sortir d’une séance de travail prolongée assis.
Ce petit pincement désagréable, nombreux l’ont déjà ressenti sans associer aussitôt sa cause à la hanche.
Définition concrète de la flexion de hanche
Ramener la cuisse vers l’abdomen, c’est la flexion de hanche en termes simples (vous l’avez quotidiennement en montant un escalier, en grimpant sur un vélo ou juste en sortant d’une chaise).
L’écart entre un geste harmonieux chez un rameur et la douleur croissante en fin de séance se joue régulièrement sur cette action musculaire spécifique…
Naturellement, l’amplitude tourne autour de 0° (hanche droite, position debout) à 90°, parfois davantage chez les danseurs ou gymnastes.
Si la contraction reste mesurée, autour de 40 % de la force maximale recommandée (attention à ne pas exagérer), la souplesse et la force s’améliorent au fil du temps.
Il arrive qu’un entraînement trop intense ralentisse ces gains : « Certains kinés voient leurs patients perdre en mobilité après des séances trop dures », selon une formatrice d’ostéopathie.
Tour d’horizon anatomique : les muscles fléchisseurs de hanche, vue détaillée
Chacun des muscles fléchisseurs a ses caractéristiques – sur le plan anatomique et fonctionnel, il est intéressant d’observer comment ils s’articulent.
On comprend alors pourquoi le psoas « tire » au footing ou pourquoi le sartorius s’invite quand on croise les jambes un peu souvent.
Un ostéopathe aguerri cite régulièrement ces subtilités en bilan postural.
L’ilio-psoas : duo incontournable
Ce fameux ilio-psoas fait la liaison : il réunit le psoas majeur, originaire de la colonne lombaire, et l’iliaque, installé sur le bassin.
Tous deux aboutissent sur le petit trochanter du fémur.
Leur contraction puissante déclenche une flexion efficace de la hanche, autant lors des départs explosifs que lorsqu’il s’agit simplement de se relever d’une chaise basse.
Comme il « démarre » dans la colonne lombaire, le psoas influence aussi la posture et certains maux de dos.
Un psoas court ou tendu « aspire » la colonne, générant des blocages ou un bassin désaxé.
Voilà pourquoi, dans le milieu paramédical, il n’est pas rare d’entendre : « Un psoas contracté explique bien des lombalgies persistantes. »
Droit fémoral, sartorius, pectiné & TFL : les adjoints stratégiques
Dès 45 ° de flexion, le droit fémoral (partie du quadriceps) vient participer, surtout en extension de jambe (lorsqu’il faut lever la jambe tendue, au football par exemple).
Il agit comme stabilisateur durant les exercices de résistance et protège la hanche – son rôle sur la rotule attire l’attention des spécialistes, en particulier chez les coureurs.
Le sartorius (appelé aussi couturier), fin et élancé, entre en jeu dans les mouvements complexes (s’asseoir en tailleur, croiser les jambes).
Pour donner un ordre d’idées, le TFL – quoique petit – assure la stabilité latérale et compense dans certaines attitudes déviées, détail fréquemment souligné par les préparateurs physiques.
Enfin, le pectiné complète le travail dans les déplacements latéraux, contribuant à l’agilité requise aux gestes courts et vifs.
Problématiques courantes : douleurs, raideurs, déséquilibres
Nombreux sont ceux qui reconnaissent ce coup de « rappe » vers l’aine, ou cette sensation diffuse après des heures assis ou une séance éprouvante pour le psoas.
Une sollicitation mal dosée, ou des muscles fléchisseurs rigides, génèrent de véritables contraintes : c’est valable aussi bien pour le sportif que la personne sédentaire.
Une professionnelle des soins corporels faisait récemment ce constat en atelier senior.
Douleurs et raideurs : les signaux d’alerte
La douleur ou raideur d’un fléchisseur se traduit par des difficultés à lever la jambe, une gêne lors des flexions ou un étirement compliqué.
Ces sensations s’accentuent globalement chez ceux qui passent de longues périodes assis (c’est le cas du fameux « syndrome d’assise prolongée »), chez les coureurs en fractionné ou chez les seniors à mobilité limitée.
Un point révélateur – le test de Thomas, utilisé en kinésithérapie, évalue en moins de deux minutes la souplesse du psoas et du droit fémoral.
Il met souvent en lumière une limite autour de 80° de flexion, alors que l’idéal serait d’atteindre 90°, voire davantage selon les profils.
Déséquilibres et compensations : attention à la posture
Lorsqu’un fléchisseur de hanche est trop fort ou s’est raidi, le corps compense.
Bassin qui bascule, douleurs lombaires, tensions dans les ischios ou les quadriceps, la liste s’allonge.
Un kinésithérapeute en suivi de rameurs observe régulièrement que ces déséquilibres sous-jacents entraînent des baisses de performance ou des douleurs qui s’installent dans le temps.
Quelques repères pour mieux s’y retrouver :
- Faiblesse notable : posture voûtée, difficulté à gravir un escalier ou à courir rapidement
- Raideur accrue : douleur aiguë à l’aine, gêne basse dans le dos, perte de souplesse réelle
- Déséquilibre fléchisseurs/extenseurs : tendinites à répétition, amplitude limitée dans la vie courante
Exercices guidés pour étirer et renforcer les fléchisseurs de hanche

Entretenir la mobilité et la force des fléchisseurs ne s’improvise pas – il vaut mieux installer une routine que tout miser sur l’intensité.
Constance et régularité, cela représente la clé.
De nombreux entraîneurs sportifs constatent que ce sont les petits efforts répétés qui payent sur la durée.
Étirements essentiels : méthode pas-à-pas
Dans la pratique, l’étirement à genoux du psoas s’impose par son efficacité.
Placez-vous genou au sol, autre jambe en avant fléchie, bassin projeté tout en douceur vers l’avant sans accentuer la cambrure lombaire.
Maintenez la tension environ 20 à 30 secondes, puis recommencez une poignée de fois.
La majorité des kinés recommandent autour de 10 répétitions par côté dans la plupart des situations de rééducation.
La fente inversée avec TRX (ou simplement en charge corporelle) offre un challenge de plus, en mobilisant psoas, droit fémoral et TFL en synergie.
Le standing lift off (debout, genou levé) s’avère aussi excellent pour activer ces muscles en douceur.
Il n’est pas rare de croiser des coureurs, même confirmés, surpris par la sensation nouvelle de « lâcher-prise » obtenue avec ces exercices ciblés.
Tableau comparatif des exercices
| Exercice | Muscle ciblé | Maintien | Cycles |
|---|---|---|---|
| Étirement genou-sol | Psoas/Iliaque | 20–30 s | 5–10 |
| Fente inversée TRX | Droit fémoral/TFL | 15 s | 8–10 |
| Standing lift off | Psoas, Sartorius | 10 s | 10 |
Renforcement intelligent : sécurité et progression
Pour muscler sans se mettre en danger, on recommande une contraction volontaire autour de 40 % de la force maximale.
Lancez-vous sur les marches du psoas (allongé, jambes tirées vers le haut), les single leg raise ou encore les mountain climbers en douceur.
Essayez une série de douze répétitions, recherchez la fluidité avant d’augmenter la charge.
Gardez l’essentiel à l’esprit : inutile de forcer – mieux vaut un mouvement contrôlé et bien réparti.
Les bilans kinés montrent que les vrais progrès sur la souplesse se remarquent après deux à trois semaines d’exercice régulier, à raison de trois séances hebdomadaires.
Applications concrètes : prévention, performance, posture et quotidien
Prendre soin de ses fléchisseurs de hanche, ce n’est pas l’apanage des sportifs.
Cette pratique constitue véritablement une base solide en prévention des douleurs mais aussi en maintien de l’équilibre.
D’ailleurs, beaucoup de professionnels en ergonomie rappellent que « le mouvement est un gage de longévité, à tout âge ».
Prévention et posture : faire la guerre à la sédentarité
Avec deux décennies passées entre les clubs d’aviron et les gymnases, un fait s’impose : environ 70 % des douleurs lombaires ou posturales prennent leur source dans une gestion imparfaite des fléchisseurs de hanche.
Cinq minutes d’étirement quotidien suffisent généralement à éviter ces désagréments, surtout au-delà de quatre heures assis dans la journée.
Preuve par l’exemple : ma fille Emma (11 ans), qui commence la danse, a déjà ressenti une gêne à force de rester assise à l’école.
Après quinze jours d’étirement léger et de petits exercices, la transformation s’est faite sentir : elle a retrouvé une posture plus fière et la petite douleur a disparu.
(Les éducateurs sportifs constatent régulièrement ces évolutions rapides chez enfants et ados.)
Optimisation sportive et vie active
Des fléchisseurs entretenus font souvent la différence : plus d’aisance chez le coureur, meilleur geste du grimpeur, sécurité accrue pour le rameur lorsqu’il repart d’un appui puissant.
Les enseignants de yoga, eux, affectionnent l’idée de « muscle de l’âme » pour parler du psoas, car il fait le lien subtil entre force profonde et relâchement.
Finalement, une bonne souplesse, ce n’est pas que du confort : le risque de blessure diminue, la mobilité s’en trouve améliorée, et chez les seniors, c’est aussi un gage d’autonomie et de confiance retrouvée.
Est-ce suffisant, au fond, pour se (re)mettre à bouger ? Chacun aura sa réponse !
Ressources pratiques, guides, et FAQ express
Pour approfondir ce sujet : le guide PDF des exercices ciblés est à portée de clic (voir bas de page), tout comme les schémas téléchargeables pour plus de clarté ou la prise de rendez-vous pour un bilan personnalisé.
En version mobile, les exercices illustrés restent accessibles en un geste.
FAQ express :
- Muscle fléchisseur principal ? L’ilio-psoas d’abord, avec le psoas en chef de file.
- Origine du mal de dos lié au psoas ? Son insertion sur la colonne lombaire provoque régulièrement une tension si le muscle se rétracte ou s’use trop.
- Comment tester votre souplesse ? Le test de Thomas ou le genou relevé en position couchée donnent une première indication.
En dessous de 80–90°, prudence. - Quels exercices privilégier ? Étirement genou-sol en priorité, fente inversée, standing lift off et mountain climbers doux.
- Se renforcer sans risque ? Oui, du moment que la contraction reste modérée (40 % max), 10–12 répétitions et des maintiens d’environ 20–30 secondes suffisent.
Points-clés à retenir :
- En cas de douleur aiguë ou persistante, tournez-vous sans tarder vers un professionnel diplômé.
- Les guides illustrés accompagnent la progression sécurisée, étape par étape.
- Écoutez toujours le signal ne sollicitez jamais une articulation douloureuse ou ignorée trop longtemps.
- Pour une adaptation personnelle, le bilan mobilité en ligne reste disponible à tout moment.
Performance, prévention et équilibre se jouent dans la constance mais aussi dans la capacité à s’écouter.
Il vaut mieux consulter ou télécharger les ressources en cas de doute, plutôt que de laisser une gêne s’installer.
Un fléchisseur bien entretenu, c’est une hanche qui continue de porter loin – sans mauvaise surprise, ni contrariété majeure en chemin.
Mis à jour le 21 décembre 2025