Rares sont les sports ou le mot vitesse résonne autant qu’au badminton. Même après deux décennies à observer des volants fuser dans les gymnases de Rhône-Alpes, l’étincelle de surprise demeure : des records quasi inouïs, les choix parfois précis des volants, ou encore ces histoires recueillies sur les terrains…
Chaque échange illustre à sa façon la fameuse alchimie entre technique, matériel et sensations. Et ce bon vieux volant de badminton n’a pas fini de dérouter, qu’on soit novice en herbe ou pratiquant du week-end.
Résumé des points clés
- ✅ Le volant de badminton atteint des records de vitesse inégalés dans le sport.
- ✅ La vitesse du volant varie selon sa numérotation, couleurs et conditions de jeu.
- ✅ L’équipement, la technique et les choix de volants influencent significativement la performance.
Sommaire
Vitesse record d’un volant de badminton – un chiffre qui décoiffe

Visualisez un objet projeté si vite qu’il disparaît presque instantanément du regard. Le volant de badminton vit ce scénario : le smash le plus rapide jamais enregistré culmine à 565 km/h, signé Satwiksairaj Rankireddy (2023). Si on compare, aucun projectile sportif n’atteint pareille intensité. C’est à la fois fascinant… et un brin vertigineux, n’est-ce pas ?
Pour donner toute son ampleur à cette performance, on peut dire que ce chiffre surclasse nettement celui de la balle de golf la plus rapide (349 km/h), du squash (281,6 km/h) ou du tennis de table (112,5 km/h). Mais il ne faut pas se méprendre : ces sommets fulgurants ne durent qu’une fraction de seconde. Le jeu « réel » suit tout un autre rythme, en effet : le smash amateur, lui, oscille plutôt entre 180 et 200 km/h – déjà remarquable pour un projectile de 5 grammes.
| Sport | Vitesse record |
|---|---|
| Badminton (smash record) | 565 km/h |
| Golf (drive) | 349 km/h |
| Tennis | 263,4 km/h |
| Squash | 281,6 km/h |
| Tennis de table | 112,5 km/h |
Records et comparaisons multisports : le badminton, champion toutes catégories
Atteindre pareille vitesse ne doit rien au hasard. Ce petit projectile caracole au sommet de la hiérarchie sportive, loin devant ses rivaux. Son secret ? Une masse minuscule associée à une technique de frappe explosive.
Pour être homologué, chaque record passe d’ailleurs par des protocoles d’une rigueur extrême – caméras à ultra-haute fréquence, mesures sous contrôle d’arbitres… tout est vérifié, rien n’est laissé de côté.
Quelques points de repère à garder en tete : en match officiel, le smash le plus rapide enregistré atteint 426 km/h (Mads Pieler Kolding, 2017). Même à un niveau amateur, il n’est pas rare de voir un smash approcher des 180 à 200 km/h. À force d’entraînement, certains jeunes du club restent bluffés lorsqu’ils s’approchent déjà des 150 à 160 km/h ! Certains entraîneurs soulignent cependant que tout dépend largement du contexte du match et des conditions de salle.
Qu’est-ce que la vitesse d’un volant ? (numéros, couleurs et subtilités de vocabulaire)
Sous les feux des projecteurs, on a tendance à ne voir que les records. Pourtant, la « vitesse » du volant, au quotidien, c’est avant tout sa capacité à atteindre la bonne distance sur un terrain, selon le geste.
D’ailleurs, chaque tube est associé à un numéro (de 73 à 80), parfois à une pastille de couleur : bleu, rouge, vert – selon le fabricant mais aussi parfois la région.
En pratique, tout numéro communique une information précise : un volant « 77 » (la norme la plus répandue à l’international) doit arriver pile à l’endroit prévu lors des tests. Une valeur élevée désigne une vitesse supérieure, ce qui peut paraître codé… mais c’est indispensable pour écarter les idées fausses.
Certains éducateurs rappellent combien ce système simplifie le choix pour les écoles et clubs.
Comment mesure-t-on la vitesse d’un volant ?
Secret de coulisses : on ne mesure pas la vitesse du volant à l’aide d’un radar, comme c’est le cas pour plusieurs autres sports de raquette. Ici, l’essai s’effectue depuis une zone précise, puis on observe simplement si le volant tombe entre les lignes déterminées.
En laboratoire ou lors des records, on fait appel à des systèmes modernes (HawkEye, capteurs optiques, etc.), mais en club, la méthode reste rustique et pragmatique !
- Numérotation : l’échelle va de 73 (plus lent) à 80 (plus rapide), le 77 étant favorisé dans la plupart des salles européennes.
- Code couleur : certaines références proposent du bleu (rapide), du vert (intermédiaire) ou du rouge (plus lent) – une astuce, surtout utile pour les jeunes ou lors de tournois scolaires.
Il arrive parfois d’oublier de vérifier le code couleur avant une seance. Dans ce cas, ambiance « volants mous » garantie – sur les terrains, ça devient vite la foire aux fléchettes !
Pourquoi le volant ralentit-il si vite ?

Certaines donnees font bondir : le volant perd environ 50 % de sa vitesse tous les 3,4 mètres. Autrement dit, le départ s’effectue à 400 ou 500 km/h, puis, à peine trois mètres plus loin… il plafonne autour de 24 km/h.
Cette spécificité s’explique notamment par la forme « parachute » du volant et quelques lois physiques incontournables.
Ce phénomène de décélération express donne au badminton une dimension spectaculaire : chaque geste exige anticipation, réflexes et placement chirurgical.
À l’inverse, dans d’autres sports de raquette, comme le tennis ou le squash, la balle conserve bien plus longtemps son élasticité de départ. Rien d’étonnant dès lors à ce que certains joueurs aient l’impression de « casser » la dynamique après seulement un échange mal négocié.
Les forces en jeu : le secret de la décélération
D’où provient ce frein net ? Tout commence avec la résistance de l’air et la structure même du volant : la jupe agit en minuscule parachute et accentue encore la traînée.
C’est un peu comme envoyer une fléchette sur une toile mouillée, autrement dit, le freinage s’opère brutalement ! Lors d’un smash puissant, le volant encaisse jusqu’à 25 kg de pression à l’impact… soit une force atteignant les 5000 G en un clin d’œil, d’après certains spécialistes de la biomécanique.
Voici quelques repères physiques à ne pas oublier :
- Perte de vitesse : environ 50 % tous les 3,4 m, ce qui oblige à anticiper chaque frappe.
- Force subie : jusqu’à 5000 G lors d’un smash, rappelant les plus gros chocs recensés dans le monde sportif.
C’est aussi pourquoi un volant de compétition doit être remplacé assez régulièrement ! Il n’est pas rare de croire, certains matins d’entraînement d’hiver, que le volant s’immobilise brusquement – surtout si la salle n’est pas bien chauffée.
Comment choisir la bonne vitesse de volant ?
Finalement, la quête de la vitesse extrême n’a de sens qu’en compétition élite. L’essentiel reste d’adapter le volant à sa pratique, à son niveau, ainsi qu’au contexte précis.
Beaucoup de débutants commettent l’erreur de vouloir une vitesse « maximum » pensant gagner en puissance, alors qu’en réalité, c’est souvent le contrôle qui fait défaut.
Les éducateurs recommandent de prendre le temps de tester plusieurs références, plutôt que de céder dans la précipitation au tube « ultra pro ».
Quels éléments faut-il examiner avant d’acheter ? Voici les critères principaux :
- Température et altitude : plus les conditions sont chaudes ou plus l’altitude s’élève, plus il sera judicieux d’opter pour un volant « freiné » (par exemple, choisir un 75 au lieu d’un 77 l’été).
- Niveau et puissance : chaque gestuelle réclame son volant : enfants ou débutants profitent d’un modèle moins rapide, compétiteurs costauds montent d’un cran.
- Type de volant : les modèles en plume offrent une accélération initiale plus haute mais freinent aussi bien plus vite ; le plastique, lui, donne un vol plus régulier et s’avère parfois parfait pour découvrir les bases ou progresser posément.
Une formatrice lyonnaise racontait d’ailleurs que les tournois juniors sont truffés de matches déséquilibrés, simplement parce qu’un joueur a opté par erreur pour un volant « trop pro ». Ce simple ajustement suffit bien souvent à transformer leur plaisir de jeu, et certains se souviennent longtemps de la difference…
Différence plume/plastique : vitesse, confort mais aussi budget à la loupe
Derrière ce choix (qui paraît anodin) se cachent des répercussions sur la vitesse et les sensations.
Les volants en plume montent plus vite et freinent aussi sèchement : ils offrent une expérience dynamique et demandent précision et investissement (comptez 15-25 € le tube en tournoi).
Les volants plastiques, de leur côté, proposent stabilité et régularité, idéales pour l’apprentissage, à un coût régulièrement moindre.
Tester les deux sur le terrain permet vraiment de mieux cerner ce que l’on préfère.
Pour la petite histoire, on ne trouve jamais deux frappes identiques si on alterne plume et plastique. Cela se ressent à chaque geste, et pour beaucoup, c’est même un élément clé d’attachement à la discipline.
L’impact de la technique et du matériel
Entre science et ressenti, le badminton marie tout : la tension du cordage, l’angle du poignet, la raquette elle-même… Tous ces facteurs déterminent la vitesse imprimée au volant.
Un smash ne se résume pas à la force pure : il s’appuie sur la décontraction du bras. Il implique le transfert du poids, la chaîne gestuelle – c’est la combinaison qui fait souvent la différence, même entre joueurs réputés équivalents sur le papier.
Du côté des fabricants, certains modèles sont conçus pour favoriser une frappe très rapide (cordage à 12-13 kg, tête de raquette plus lourde), d’autres pour privilégier la manche ou la défense.
Si un doute subsiste, laissez vos sensations guider le choix ; multiplier les essais demeure le moyen le plus fiable pour trouver son équilibre.
Le conseil de terrain : testez, ajustez… et observez vos trajectoires
Un exercice fréquemment proposé lors des stages : munissez-vous de deux volants de vitesses différentes, effectuez un même geste, puis comparez la distance atteinte.
Ce n’est pas toujours la norme du fabricant ou la couleur qui « gagne », mais ce que vous ressentez !
Il arrive même, de temps à autre, de trouver un volant trop rapide alors que le geste ou les conditions (air plus sec, salle familière) ont simplement évolué.
En dernier lieu : varier la tension du cordage, choisir un autre type de volant ou simplement changer de salle peut bouleverser vos reperes.
On recommande généralement de tâtonner, d’observer ses trajectoires et d’oser quelques tests. Après tout, c’est comme cela que l’on progresse en confiance, parole de coach.
Bon à savoir
Je vous recommande de tester différents volants et tensions de cordage régulièrement pour trouver votre équilibre et progresser en toute confiance.
Récits d’athlètes et perspectives de jeu
Pour finir sur une touche plus personnelle : au-delà des statistiques, la vitesse du volant se vit ! Je garde le souvenir vif du sourire d’un adolescent qui, durant une compétition locale, explose littéralement un volant sur un smash.
Son secret ? Ni dopage, ni miracle : une technique soignée, une raquette ajustée, et cette confiance qui naît des répétitions à l’entraînement.
« On a tous fracassé un smash, on a tous râlé devant un volant qui glisse ou s’écrase d’un coup », me soufflait récemment un international français rencontré côté Annecy.
Mais c’est ce subtil mélange de rigueur, de réglages et d’étapes vécues qui fait briller le badminton. La vitesse, bien sûr – mais aussi le contrôle, le plaisir, les petits ajustements permanents.
Alors, serez-vous tenté d’oser (et de manquer aussi) les 200 km/h ? Si la curiosité vous démange, n’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter ou à partager, à votre tour, vos anecdotes de terrain autour de la vitesse sur notre portail.
Mis à jour le 10 octobre 2025