La prolongation au football, c’est ce moment suspendu ou tout peut basculer, bien plus qu’une simple rallonge de 30 minutes décisives : sur un banc comme sur le terrain, chaque seconde se fait précieuse, les jambes piquent, la tête surchauffe, et l’histoire du match se joue dans l’infime un coaching malin, une fatigue sous-estimée ou un mental renforcé au fil des minutes, comme l’ont remarqué plusieurs éducateurs de clubs pros et amateurs. Mieux vaut saisir les mécaniques et les coulisses de cette règle qui fait la magie des soirs à tension.
Voici ce qu’on peut retenir, loin du jargon, mais avec l’expérience vécue et l’envie de démystifier ce supplément d’ame du foot.
Résumé des points clés
- ✅ La prolongation dure 30 minutes, divisées en deux périodes de 15 minutes chacune après une pause de 5 minutes
- ✅ La règle s’applique uniquement aux matchs à élimination directe en cas d’égalité après 90 minutes
- ✅ Depuis 2018, un quatrième remplacement est autorisé pendant la prolongation
Sommaire
Prolongation dans le football : la règle expliquée simplement et concrètement

Vous cherchez à savoir, en quelques instants, combien de temps dure une prolongation au foot ? La réponse est sans détour, inspirée des règlements officiels mais vécue sur tous les terrains d’Europe.
Dans le football moderne, une prolongation correspond à un supplément de 30 minutes, divisées en deux mi-temps de 15 minutes : elle intervient uniquement si, après 90 minutes, les deux équipes restent à égalité lors d’un match à élimination directe. Précisons qu’avant ce supplément, les joueurs bénéficient d’une brève pause de 5 minutes mais ne quittent pas la pelouse.
Si toujours aucune équipe ne se démarque, il faut passer par la séance de tirs au but.
L’essentiel est là : la règle paraît simple mais, pour vraiment l’appréhender, mieux vaut plonger dans ses particularités. Quelques épisodes historiques du “but en or” à l’introduction du quatrième changement ou saisir l’effet de ces trente minutes sur le collectif et la préparation. Vous trouverez ici anecdotes de vestiaire, données marquantes et retour sur des cas qui ont bousculé la routine du foot (denrées rares !) sur ce thème.
Qu’est-ce que la prolongation au football ?
Cette parenthèse intense et parfois décisive s’apparente à l’ultime instant du suspense. L’idée : désigner un vainqueur quand les compteurs sont à égalité en phase finale de coupe ou durant un tournoi à élimination directe. Qui n’a jamais vibré lors d’un soir, où le sort s’est joué au bout du bout ?
Une définition précise, un cadre balisé
On applique la prolongation exclusivement lors de matchs à enjeu “couperet”. L’IFAB et la FIFA ont codifié cet usage : n’attendez une prolongation que sur des rencontres ou un verdict immédiat s’impose (comme une coupe nationale ou la Ligue des champions lorsque les deux matchs n’ont pas permis de départager).
Sur une note plus personnelle : un formateur licence B racontait récemment l’étonnement de jeunes joueurs en district “Et coach, si on fait égalité aujourd’hui, on va jusqu’au but en or ?!” la réponse, heureusement, s’est largement simplifiée.
Quelques points de repère :
- Déclenchée en cas d’égalité après les 90 minutes de temps réglementaire
- Deux temps forts de 15 minutes chacun (effort total : 30 minutes)
- Interruption brève de 5 minutes ; joueurs restent sur le terrain, discussions vives avec le staff incluses
Sur le terrain, il arrive que l’émotion de ce moment l’emporte sur la lucidité du groupe. Un responsable technique local évoquait que certains gamins pensaient repartir chez eux si la victoire leur échappait. Comme quoi, la règle s’apprend aussi dans le vécu.
Quand et comment s’applique une prolongation ?
L’annonce d’une “prolongation” ne survient qu’à l’issue de scénarios serrés – la tension monte à chaque attaque et défense, surtout lors d’une finale ou d’un choc continental. Mais dans quelles compétitions ce dispositif s’applique-t-il concrètement ? Y a-t-il réellement des dérogations ?
Déroulé réglementaire et compétitions concernées
La prolongation s’impose dans la majorité des tournois à élimination directe (Coupe du monde, Euro, Ligue des champions à partir des huitièmes, Coupes nationales lors des tours à enjeu…), sauf si le règlement du tournoi prévoit autre chose. Certains championnats locaux ou tournois jeunes, par exemple, se dispensent régulièrement de temps additionnel pour privilégier le tir au but.
Schéma type :
- L’arbitre siffle la fin du temps réglementaire (90 min), le score reste vierge d’évolution
- Pause éclair de 5 minutes (joueurs, coachs restent groupés au bord du terrain, substitutions discutées dans l’urgence)
- Prolongation (premier acte de 15 minutes, puis second acte équivalent : 30 minutes au total)
- Pas de décision ? La séance des tirs au but prend le relais
Autre point clef : le nombre de remplaçants change tout en prolongation. Depuis 2018, on autorise un quatrième remplacement (hors prolongation : limitation à 3), permettant aux entraîneurs de renouveler les jambes et d’introduire, parfois, un spécialiste des penalties ou un joueur réputé pour son sang-froid.
Selon quelques professionnels, ce détail pèse lourd dans le dénouement tactique.
Bon à savoir
Je vous recommande de bien retenir que depuis 2018, un quatrième remplacement est autorisé pendant la prolongation, un avantage tactique crucial pour gérer la fatigue et le stress des joueurs.
Quels sont les changements de règles marquants ?
Feuilleter les annales du football, c’est vite constater que la prolongation n’a pas toujours eu la même saveur. Le fameux “but en or” : qui l’a oublié ? Ou ce “but d’argent” éphémère qui provoquait la confusion jusque dans les tribunes… Regardons de plus près ces mutations scénaristiques qui ont secoué le règlement certains entraineurs ayant vécu plusieurs époques n’hésitent pas à regretter ou à applaudir ces choix.
Du “but en or” à l’introduction du quatrième remplaçant
Petit flash-back : en 1993, la FIFA expérimente la règle du but en or. Un but marqué en prolongation ? Le match s’arrête aussitôt, ambiance “mort subite”. Un fameux France-Paraguay (Coupe du Monde 98) a marqué les esprits dans ce contexte.
Entre 2002 et 2004, nouvelle tentative : le but d’argent, qui clôturait le match à la fin de la période où le but était inscrit. Les débats furent houleux (comme en témoignaient de multiples éditoriaux de l’époque !) et la formule fut abandonnée.
Finalement, dès 2004, retour au système classique : les deux périodes de 15 minutes sont disputées intégralement, quelle que soit l’évolution du score. En 2018 est votée la possibilité d’un quatrième remplacement pendant la prolongation, bénéfique pour la fraîcheur et la tactique.
Petite anecdote : un membre de commission technique signalait dernièrement combien ce changement s’est avéré crucial lors de la dernière CAN pour gérer crampes et coups de chaud.
| Période | Règle de prolongation |
|---|---|
| Avant 1993 | 2 x 15 min + tirs au but si besoin |
| 1993-2002 | But en or |
| 2002-2004 | But d’argent |
| Depuis 2004 | 2 x 15 min / 4e remplacement (2018) |
Et, clin d’œil à l’histoire : une finale poussée à 150 minutes ? Certains spectateurs de la Copa Libertadores 1919 racontent encore ce match hors norme qui fait figure de légende…
Quel impact sur le jeu et les joueurs ?
Le supplément de temps met à rude épreuve corps et esprits, qu’on soit pro ou amateur. Plusieurs préparateurs physiques estiment d’ailleurs qu’aucun entrainement ne prépare pleinement à ce marathon mental et physique.
Face à cette épreuve, quels éléments faut-il surveiller ? Quelles sont les failles envisageables ?
Fatigue, prise de risques et pression : des défis multiples
On constate régulièrement que l’essentiel des buts en prolongation découle de coups de pied arrêtés ou d’exploits individuels, une fois que la fraîcheur s’est envolée… Les coachs et staffs exploitent alors chaque changement, chaque pause boisson : le moindre détail peut faire basculer la rencontre.
À garder en mémoire :
- L’ajout de la prolongation représente un surcroît de entre 30 et 35 % d’effort sur la durée totale du match
- Certains joueurs professionnels engagés sur la totalité du temps dépassent aisément les 14 km parcourus
- La résistance mentale, ainsi que la gestion du stress deviennent tout aussi déterminantes que les qualités footballistiques
Une formatrice régionale évoquait le souvenir d’un quart de finale où tout le collectif semblait déboussolé, sauf leur gardien, resté d’une lucidité froide et ayant fait la différence pendant les tirs au but. Est-ce vraiment possible de s’y préparer ? Pas si sûr… On peut supposer que le vécu dans ces instants forge le mental plus que tous les discours.
Quelles grandes prolongations ont marqué l’histoire ?
On ne parle jamais de prolongation sans repenser à des souvenirs marquants, qui parfois peuvent etre magiques, parfois cruels. Une victoire inespérée, une élimination au bout du suspense, un record inattendu… Plusieurs spécialistes du foot aiment rappeler que certaines soirées en “prolong” restent gravées bien au-delà de la fiche match.
Quelques scénarios entrés dans la légende
Parmi les situations restées célèbres, citons :
- Finale Coupe du Monde 1966 : Angleterre-Allemagne de l’Ouest, 4-2 pour l’Angleterre, la fameuse “ligne de Wembley”… On en reparle encore lors de débats nostalgiques.
- Euro 2000 : But en or signé David Trezeguet, France-Italie un dénouement fêté sur toutes les places, ressenti comme une explosion de joie nationale.
- Copa Libertadores 1919 : Un marathon historique : 150 minutes au compteur, des joueurs littéralement à bout et une postérité fabuleuse, citée par de nombreux entraîneurs sud-américains comme l’exemple ultime du test physique.
Plus d’un éducateur rappelle combien la “prolong” concentre drames et émotions : une nuit de tirs au but vécue avec un club amateur, par exemple, marque souvent autant que les grandes finales du calendrier FIFA…
FAQ sur la prolongation au football : vos questions fréquentes
Combien de temps dure une prolongation ? On compte toujours 30 minutes (2 x 15 minutes).
Combien de remplaçants ? Désormais 4 possibles si le match nécessite une prolongation (contre 3 en temps réglementaire), évolution fixe depuis 2018.
But en or, but d’argent : qui en profite aujourd’hui ? Ni l’un ni l’autre. Plus d’application au haut niveau : on dispute intégralement la prolongation, sauf dans certains championnats locaux ou tournois jeunes.
Toujours la même règle en compétition ? Presque partout en phases à élimination directe. Seules les ligues locales, ainsi que quelques compétitions de jeunes adaptent parfois le dispositif.
Comment l’ordre des tirs au but est-il défini ? Un tirage au sort détermine la séquence juste après la prolongation, offrant un dernier facteur de suspense.
Ressources utiles et compléments
Pour approfondir le sujet ou préparer vos propres joueurs, voici quelques options à explorer :
- Résumé actualisé des règlements officiels FIFA/IFAB
- Supports pédagogiques Footsteal
- Retour d’expériences et cas historiques sur la prolongation
- Focus coaching : préparer une équipe à la prolongation
Mieux vaut garder le contact avec l’actualité : la newsletter “Suspense & prolongations” permet de suivre les évolutions, tandis que le mini-guide à télécharger sert d’outil précieux pour staff et joueurs sur la gestion du temps additionnel.
Points clés à prendre avec soi
- Prolongation : 2 x 15 minutes après 5 minutes de pause, dispositif réservé aux matchs à enjeu immédiat
- But en or : supprimé depuis 2004, l’intégralité du temps additionnel est toujours jouée
- 4e remplaçant : possible si la partie va en prolongation (décision entrée en vigueur en 2018)
- Soirées européennes de légende : le suspense, la pression, et ces joueurs dont on salue le mental à toute épreuve sont la vraie signature de cette règle
L’adrénaline et la tension d’un terrain au bord du verdict ne s’inventent pas. Mais vous voilà désormais relativement armé pour expliquer (ou vivre !) toutes les facettes de la prolongation, sans louper les détails essentiels ni la part d’humanité qui fait la différence lors de ces instants rares.
Mis à jour le 6 octobre 2025