Si vous aspirez à un dos fort et une posture capable de tenir sur la durée face aux journées devant l’ordinateur, le rowing assis à la machine reste incontournable mis à l’épreuve aussi bien en salle que sur le terrain depuis plus de vingt ans. Ce mouvement, sous une apparence simple, devoile tout son intérêt dès lors que la technique est rigoureuse et adaptée au niveau de chacun. Qu’on débute ou qu’on soit un habitué de la musculation, chaque détail (de l’ajustement du siège à la sensation du tirage) mérite qu’on s’y attarde pour conjuguer progression, sécurité, et satisfaction sans risque de blessure. (Il arrive qu’un pratiquant expérimenté « redécouvre » des sensations de dos ouvertes après avoir ajusté juste le siège ou la prise.)
Résumé des points clés
- ✅ Le rowing assis à la machine est essentiel pour renforcer le dos et améliorer la posture.
- ✅ La technique rigoureuse et les réglages adaptés sont clés pour sécurité et efficacité.
- ✅ 3 à 4 séries de 10 à 15 répétitions suffisent pour un travail musculaire optimal.
Sommaire
Rowing assis à la machine – la bonne technique pour un dos solide, sans blessure

Vous cherchez l’exercice clef pour renforcer votre dos et améliorer la posture tout en limitant les risques ? Le rowing assis à la machine conjugue efficacité musculaire et simplicité si l’on respecte quelques principes majeurs. Mieux vaut privilégier la maîtrise du fond plutôt que l’empilement de détails : l’essentiel est de comprendre comment engager le mouvement et pourquoi il s’intègre naturellement dans une routine sérieuse.
Qu’est-ce que le rowing assis à la machine ?
Le rowing assis à la machine aussi appelé tirage horizontal cible le haut du corps par le biais du tirage, au profit du dos. Assis sur la machine équipée d’un siège, de repose-pieds et d’une poignée attachée à une charge modulable, on bénéficie d’une station stable qui limite les compensations et réduit le risque de blessure : pas de gestes parasites, moins d’« à-coups » imprévus. (Certains débutants se surprennent à ressentir pour la première fois leurs muscles du dos se contracter sans douleur.)
Pour celles et ceux qui n’ont jamais pratiqué, l’installation ainsi que la charge se règlent aisément. Et, anecdote de salle, une coach rapportait que ses élèves progressent régulièrement mieux sur ce mouvement que sur bien d’autres « plus spectaculaires », surtout sur le plan du maintien postural.
Quels muscles sont sollicités pendant le rowing assis ?
Ce mouvement sollicite avant tout le “moteur dorsal” : grand dorsal, rhomboïdes, trapèzes et deltoïdes postérieurs. Ces muscles forment la base d’un dos puissant, mais participent aussi à l’ouverture des épaules et à la protection de la colonne vertébrale. Autre point, il faut garder en tête leur rôle dans la lutte contre la posture voûtée du quotidien.
- Grand dorsal : permet d’élargir visuellement le dos et d’augmenter la stabilité générale.
- Rhomboïdes / trapèzes : agissent sur l’engagement des omoplates, et aident à maintenir la poitrine ouverte.
- Deltoïdes postérieurs : interviennent sur la stabilité de l’épaule en fin de tirage.
- Gainage lombaire & biceps : ces muscles stabilisent la position de l’ensemble et accompagnent le mouvement de tirage (les biceps sont parfois sentis à chaque fin de série !).
Concrètement, une seance de rowing assis, exécutée en 3 à 4 séries de 10 à 15 répétitions, suffit à activer pleinement le dos. Il est fréquent que 10 à 15 minutes ciblées produisent souvent plus d’effets qu’un entraînement interminable.
Appliquer la bonne technique : étape par étape
S’approprier les bases, c’est viser la durabilité un dos stable, et une posture droite, même pour ceux qui restent assis de longues heures. Mieux vaut accorder la priorité à la qualité plutôt qu’à la charge. On recommande relativement souvent de rechercher la sensation musculaire (les dorsaux !) plutôt que la performance brute au poids.
Étape 1 : Réglages et installation
Prenez le temps de regler le siège pour avoir les genoux légèrement fléchis, et les pieds solidement posés. Saisissez la poignée à deux mains, les bras tendus, tout en gardant le dos droit avec une cambrure légère et naturelle, épaules abaissées. Fixer votre regard à l’horizontale reste un moyen simple et efficace pour ne pas vous voûter en phase d’effort.
Mieux vaut commencer léger que l’inverse : la plupart des sportifs constatent de meilleures sensations avec 50 % de leur charge maximale estimée. (Il n’est pas rare qu’un habitué redécouvre le plaisir du mouvement simplement en allégeant la charge !)
Étape 2 : Tirage maîtrisé
Le tirage commence depuis le dos, à la manière de l’aviron. Ramenez la poignée vers le nombril, en gardant les coudes près du corps et les omoplates engagées sur l’arrière. On expire durant la contraction ; puis on inspire en revenant. À ce moment, chaque centimètre de mouvement compte : cherchez la tension dans les muscles du dos, pas seulement dans les bras (une formatrice indiquait qu’une légère “pause” en contraction renforce encore plus la sensation musculaire).
Si jamais vos épaules montent, ou que vous sentez une crispation des poignets, stoppez un instant, ajustez la posture puis repartez. (Un coach suggérait de ne jamais insister sur une répétition mal calibrée.)
Étape 3 : Retour contrôlé
Laissez la poignée revenir lentement, bras sous contrôle, sans “abandonner” la charge. Cette phase excentrique est essentielle pour stimuler l’adaptation musculaire. Un détail évoqué par certains pratiquants : s’arrêter juste un instant, en fin d’extension aide à reprendre la posture pour chaque repetition.
Une élève témoignait que le fait de “ralentir vraiment” à la descente du mouvement lui a permis d’épargner ses lombaires et d’améliorer la qualité du recrutement musculaire.
Les pièges classiques… et comment les éviter

On croise beaucoup d’utilisateurs qui pensent maîtriser le rowing assis, mais ce sont régulièrement de petits défauts répétés qui grèvent la progression ou provoquent des douleurs à terme. Reconnaître ces pièges, c’est prévenir la stagnation ou l’apparition de gênes.
Tableau des erreurs et corrections immédiates
| Erreur fréquente | Correction immédiate |
|---|---|
| Dos arrondi (dos rond) | Redressez, engagez le gainage, tirez les omoplates vers l’arrière avant de lancer le mouvement |
| Charge trop lourde | Diminuez le poids, vérifiez que le mouvement reste contrôlé du début à la fin |
| À-coups dans le tirage | Fluidifiez le mouvement, vérifiez que la poignée avance/revient sans secousses |
| Amplitude insuffisante | Allongez complètement les bras au retour, sans perdre la posture |
| Coudes écartés | Tirez les coudes proches du buste, pour cibler le dos et non les bras |
Songez à filmer une série pour voir la posture réelle, ou sinon demandez à un professionnel un retour rapide. Dans certains cas, ce que l’on “sent” n’est pas fidèle à ce que l’image révèle. (Cette astuce, soufflée par une préparatrice physique, a permis à plus d’un de corriger ses travers !)
Variantes et réglages personnalisés
Le rowing assis à la machine n’est pas figé : selon le gabarit ou l’objectif, de petits reglages (prise, amplitude, installation) peuvent transformer la sensation et le recrutement musculaire. Les sportifs aiment tester différentes versions, quitte à revenir à la “classique”. Est-ce vraiment utile de changer souvent de prise ? Cela dépend bien souvent du ressenti musculaire prioritaire et du confort articulaire.
Changer la prise ou l’amplitude
- Prise neutre (paumes face à face) : accentue la sollicitation des dorsaux, limite la tension sur les poignets et épaules, et autorise souvent un peu plus de charge.
- Prise pronation (paumes vers le bas) : cible le haut du dos – très pertinente pour perfectionner la posture et renforcer l’ouverture thoracique.
Ajoutons que pour les grands gabarits ou en cas de mobilité réduite, une réduction d’amplitude (voire une installation différente du siège) permet de maîtriser le mouvement. Les variantes à un bras sont aussi recommandées par plusieurs professionnels pour corriger une fatigue asymétrique ou un déséquilibre entre les côtés.
Un point rarement evoqué : la prise neutre autorise généralement entre 10 et 15 % de charge additionnelle, sans perdre en qualité de geste ce chiffre, cité lors d’une table ronde de coachs, fait réfléchir sur l’intérêt de tester plusieurs formats avant de se fixer.
Inclure le rowing assis dans sa routine : modèles et progressions
Il n’est pas nécessaire de multiplier les séances démesurément. Mieux vaut rester sur environ 2 à 3 sessions par semaine : c’est suffisant pour construire un dos fort. Dernier point à noter, la constance et la qualité du geste sont déterminants pour profiter d’une vraie progression. D’ailleurs, il arrive fréquemment qu’un habitué préfère une séance “propre” avec moins de charge à un programme trop ambitieux mais bâclé.
Bases d’un programme type
- Débutant : environ trois séries de 12 à 15 répétitions avec une charge modérée et une attention particulière à la posture.
- Intermédiaire : quatre séries, 10 à 12 répétitions, en progressant sur le poids et en insistant sur le contrôle.
- Avancé : quatre à cinq séries, 8 à 10 répétitions plus lourdes, possibilité de bi-set (enchaîner avec un exercice du dos sans repos).
C’est aussi pourquoi il vaut mieux augmenter la charge de entre 2,5 et 5 kg toutes les deux à trois semaines, dès que l’exécution reste impeccable. Dans un entraînement dédié au dos et aux épaules, on conseille généralement de placer le rowing assis en tout début de seance, pour bénéficier d’une énergie optimale et préserver la technique.
FAQ et ressources avancées pour progresser, même à distance
On constate régulièrement qu’échanger, poser des questions ou obtenir un retour expert permet d’aller plus loin et de dépasser une éventuelle stagnation. Une formatrice rappelait que le partage d’astuces pratiques fait toute la différence dans la progression.
Questions les plus fréquentes sur le rowing assis à la machine
- Comment placer correctement mon dos ?
Le buste doit rester droit, on active une légère cambrure naturelle, on fixe un point devant soi pour éviter de s’affaisser, et l’engagement des omoplates reste la clef du maintien postural. - Quels muscles sont vraiment contractés pendant le rowing assis ?
Grand dorsal (en priorité), suivi de rhomboïdes, trapèzes moyens et inférieurs, ainsi que du deltoïde postérieur. Les biceps interviennent aussi dans certains formats, notamment avec une prise plus étroite (c’est parfois ce détail qui surprend un pratiquant après quelques semaines). - À quelle charge commencer si je débute ?
Choisissez une charge permettant 15 répétitions sans sacrifier la technique, généralement entre 40 et 50 % d’une charge théorique maximale. - Combien de séries/répétitions pour progresser ?
Prévoyez une poignée de séries (entre trois et quatre) de 8 à 15 répétitions selon votre expérience, la régularité chaque semaine reste déterminante. - Quels sont les signes d’une mauvaise technique ?
Dos arrondi, poignets cassés, mouvements brusques ou épaules projetées en avant… Si la contraction n’intervient pas clairement dans le dos, reprenez la posture sans attendre ! (Un coach avertissait que c’est souvent “un petit oubli qui coûte cher” en progression…) - Est-ce douloureux pour un dos fragile ?
Avec une technique adaptée et une charge progressive, le rowing assis reste accessible même pour les lombalgiques. Il vaut la peine de privilégier une amplitude courte au départ, puis d’augmenter lentement, toujours en concertation avec le kiné en cas de rééducation.
On peut supposer qu’un coaching personnalisé (avec analyse vidéo, fiches pratiques, routines évolutives) offre un cadre rassurant : un accompagnement à distance ou à domicile entraîne une réduction d’impôt de 50 % via le service à la personne, ce qui allège le budget des personnes souhaitant se faire aider.
Pour élargir vos ressources, il existe des guides vidéo, l’option de programmer votre propre circuit dos, ou encore la simulation de charge gratuite via un simulateur interactif. Ces outils aident vraiment à prendre confiance, au-delà de la salle classique.
Témoignage de coach (bonus)
“Après des années sur l’eau et en salle, je reviens toujours au rowing assis machine. Simple, progressif, sécurisant… Avec quelques semaines de régularité, mes élèves retrouvent une posture ouverte, une fatigue du dos quasi disparue, et le plaisir de se sentir plus fort au quotidien.” Camille, coach aviron & musculation
Mis à jour le 9 janvier 2026