Entre sécurité du dos et efficacité sur les ischios, le soulevé de terre roumain avec haltères s’impose comme un appui précieux pour les rameurs ou les sportifs amateurs. J’ai vu ce mouvement affiner la posture de pratiquants, qu’ils débutent ou qu’ils soient aguerris, dans mon club à Lyon. Il trouve sa place dans une routine à la maison, sans équipement lourd ni pression technique. Sur vingt ans passes au bord de l’eau comme sur les quais, ce geste simple n’a cessé de me servir : il muscle la chaîne postérieure, améliore la mobilité et compense bien des faiblesses, tout en préservant le dos. Ce qui fait la différence, c’est d’apprendre à votre rythme et de privilégier la sensation musculaire plutôt que le poids soulevé (certains grands entraîneurs en préparation physique rappellent toujours ce point).
Sommaire
Qu’est-ce que le soulevé de terre roumain avec haltères ?

Vous souhaitez renforcer vos fessiers, vos ischios et le bas du dos, mais sans tomber dans le piège d’une technique complexe ? Le soulevé de terre roumain avec haltères séduit celles et ceux qui cherchent à progresser de façon fonctionnelle, à gagner en mobilité, sans créer d’inconfort lombaire. Ce mouvement s’adresse tout autant aux personnes qui débutent qu’aux sportifs confirmés (dans mon groupe, tout le monde s’y retrouve, des juniors jusqu’aux vétérans !).
À la différence de la version classique sur barre, où l’on repose la charge au sol à chaque répétition, la version roumaine exige de garder les haltères en tension, jambes presque tendues, et tout le travail se joue autour de la hanche. La charge peut rester à mi-hauteur : l’idée, c’est surtout la tension dans la chaîne postérieure et une posture stable.
Pour ceux qui aiment comprendre les groupes sollicités – on retrouve surtout :
- Un recrutement important des ischio-jambiers, réel moteur du mouvement
- L’activation des fessiers, notamment pour ramener le bassin lors de la phase de remontée
- Le travail du bas du dos et l’ensemble du tronc pour stabiliser
- Un engagement complémentaire des avant-bras et du dos en fonction de l’ajustement (petit clin d’œil à ceux qui serrent fort la prise sur leur rameur ou haltère…)
L’atout des haltères ? Moins de déséquilibre entre chaque côté, un geste intuitif, et une progression modulable à domicile ou en salle, avec des charges variant de 2,5 à 60 kg. On y revient un peu plus loin.
Technique d’exécution : pas à pas

Réussir ce mouvement dépend à 95 % d’une technique posée – c’est d’ailleurs ce que je surveille avant toute chose lorsque j’encadre mes athlètes (un kinésithérapeute spécialisé en rame évoquait récemment la même approche…). Voici le déroulé à privilégier, étape après étape, sans crispation inutile :
Placement et posture initiale
Commencez en étant debout, les pieds espacés selon la largeur de vos épaules, haltères à la main. Les genoux, eux, restent souples – ni bloqués, ni trop fléchis. On cherche surtout à maintenir un dos droit, engagé, les omoplates légèrement resserrées (pensez à l’image d’un sac a dos un peu trop petit sur les epaules… ça marche pour beaucoup de novices !).
Pendant chaque répétition, soufflez bien, portez le regard vers l’avant et percevez la tension dans les fessiers et les ischios. Parfois, après plusieurs séries, certains ressentent même un léger « coup de chaud » dans l’arrière de la jambe : c’est bon signe, pas d’inquiétude tant que le dos ne réagit pas.
Mouvement de descente : charnière de hanche
Poussez les hanches vers l’arrière, tout en gardant les genoux à peine pliés. Laissez les haltères effleurer vos cuisses, descendre le long des jambes, jusqu’à percevoir un étirement marqué. Descendez sans forcer, jamais au détriment de la forme du dos. Ce dernier doit rester aligné : s’il commence à s’arrondir, stoppez l’amplitude. En règle générale, la descente se termine entre le haut du tibia et la cheville (dans mon club, rares sont ceux qui touchent réellement le sol et ceux qui essaient finissent parfois par compenser mal… alors prudence !).
Côté charge, on retrouve régulièrement ces repères : débuter avec 2,5 à 5 kg par haltère (poignée fine de 25 mm), progresser autour de 7,5 à 20 kg (poignée de 35 mm) pour ceux qui maîtrisent. Vérifiez toujours la qualité de votre prise.
Remontée : contraction et poussée
Lors de la remontée, ramenez les hanches vers l’avant tout en gardant le dos bien lancé, expirez sur l’effort, contractez fort fessiers et ischios puis laissez la tension remonter. Ce n’est pas une poussée des lombaires, mais plutôt un retour du bassin sous les épaules, en gardant la charge au plus près du corps. Pour ceux qui cherchent un repère simple, imaginez appuyer dans le talon plutôt que dans les orteils.
Un conseil que partageaient de vieux rameurs : choisir un point de repère au sol pour fixer le regard, cela aide parfois à ne pas perdre la posture.
Tableau comparatif des amplitudes et charges par niveau
| Niveau | Amplitude (descente) | Charge recommandée |
|---|---|---|
| Débutant | Jusqu’à mi-tibia | 2.5 – 5 kg / haltère |
| Intermédiaire | Jusqu’au bas du tibia | 7.5 – 15 kg / haltère |
| Confirmé | Au-dessus de la cheville | 20 kg + / haltère |
Sécurité : les principales erreurs à éviter
Un mouvement lancé trop vite ou mal préparé risque d’imposer au bas du dos des contraintes non souhaitées. Pour s’en prémunir, on recommande souvent d’y aller en douceur – rien de plus démotivant qu’une blessure qui éloigne de la salle ou du rameur pendant plusieurs semaines.
Dos rond : le piège classique
Le principal danger reste d’arrondir le dos en descendant, surtout lorsque la fatigue s’installe ou si la charge devient trop ambitieuse. Dès que vous percevez une perte de tonicité dans le bas du dos, le bon réflexe : stoppez, reposez l’haltère. Inutile de chercher à descendre plus bas coûte que coûte, la mobilité s’acquiert avec le temps. Certains débutants rapportent une nette amélioration de leur souplesse en quelques séances seulement, à condition de respecter la progression.
Peu à peu, vous constaterez que l’articulation de hanche s’ouvre mieux et que l’allonge augmente, mais sans précipiter l’évolution. Il convient de rappeler que la stabilité et le confort du dos priment sur la profondeur du mouvement. Beaucoup de rameurs se découvrent ainsi un nouveau réflexe de sécurité qui les protège sur l’eau comme en musculation.
Charge excessive ou mauvaise prise
Modérez votre choix de poignées : celles de 25 mm pour 2,5 à 5 kg sont idéales pour s’initier, tandis que les 35 mm (pour des charges de 7,5 à 60 kg) servent à progresser ensuite. Une prise inadaptée ou un revêtement qui glisse et l’accident guette, surtout en fin de séance. Privilégiez des modèles caoutchouc, hexagonaux, bien stables. À la maison, cela évite des chocs malheureux (et parfois, Emma ou Lucas passent par là… les parents sportifs confirmeront !).
- Progression mesurée : ajouter 2 à 2,5 kg tous les quinze jours selon les sensations, sans jamais forcer si la gêne se fait sentir.
- Pensez à contrôler votre posture : un coup d’œil dans le miroir, ou demandez à quelqu’un du foyer de valider.
- Stabilité du matériel : ne négligez pas la qualité et l’adhérence, car ces détails font la différence.
Au final, se focaliser sur la sensation dans les fessiers est plus judicieux que de viser un nombre élevé de kilos.
Choisir son matériel et organiser son espace
Tout le monde n’a pas un garage ou une salle dédiée ; il faut alors gérer intelligemment son espace, surtout quand le salon fait aussi office de gym (certains, moi compris, doivent pousser les jouets avant chaque séance !).
Quel haltère ? Poignée, forme et sécurité
Une prise ergonomique – ni trop fine, ni trop large – est essentielle. Les modèles hexagonaux et gainés de caoutchouc tiennent bien au sol, réduisent le bruit et amortissent les chocs. Pour aménager un espace musculation à la maison, un râtelier compact suffit amplement : un support à six emplacements permet de ranger des poids entre 2,5 et 20 kg sans désordre.
- Modèle acier 25 mm : approprié pour des charges modestes (de l’échauffement jusqu’à 5 kg)
- Version 35 mm : pour des haltères de 7,5 à 60 kg, parfait pour ceux qui veulent renforcer significativement leur puissance
- Structure caoutchouc : offre une meilleure prise, réduit les bruits et renforce la sécurité
À Lyon, par exemple, le matériel compact et son agencement malin sont devenus quasi-systématiques pour maximiser l’espace tout en conservant une salle ordonnée. Un râtelier digne de ce nom s’avère un vrai atout sur la duree.
Organisation et rangement chez soi
Pour les rameurs urbains ou ceux qui évoluent dans un appartement partagé (avec, parfois, les enfants curieux dans les pattes…), optez pour du rangement vertical. Cette astuce réduit les risques de chute et clarifie l’environnement. Un interdit courant : laisser traîner une paire d’haltères au sol, surtout quand la famille circule. Un petit râtelier ou une boîte spécifique suffit bien souvent pour 3 à 5 paires.
FAQ : questions courantes
On revient fréquemment sur les mêmes points, que ce soit en bord de quai ou lors d’une séance collective – vous trouverez ici les repères clés pour progresser sans se perdre dans le jargon :
Amplitude : jusqu’où descendre ?
Descendez tant que vous pouvez sentir un étirement satisfaisant des ischios, mais jamais au prix d’un dos qui s’arrondit. L’amplitude dépend de la mobilité de chacun, pas de la capacité à toucher le sol : la plupart s’arrêtent au niveau du tibia et c’est parfaitement cohérent. La qualité d’exécution prévaut toujours sur la profondeur.
Douleur lombaire, adaptation et progression
Antécédents de douleurs au dos ? Dans ce cas, commencez avec des charges minimales (2,5 kg), accordez une attention constante à la posture et adaptez le nombre de répétitions (2×10 s’avère souvent préférable au départ). Intégrez cette routine en douceur, en augmentant de 2,5 kg toutes les deux ou trois semaines seulement si la technique demeure solide. Certains professionnels conseillent même de conserver le même poids le temps d’enraciner le geste.
Matériel, rangement et pratique à la maison
L’exercice se prête facilement à l’espace domestique, à condition de sécuriser l’environnement et de ranger systématiquement l’équipement après usage. Le râtelier reste l’outil incontournable pour éviter que les haltères s’accumulent ou pour assurer la sécurité si des enfants passent dans la pièce. (J’ai souvent entendu des familles raconter… une petite mésaventure évitée grâce à ce simple accessoire !)
- Optez pour des haltères hexagonaux gainés de caoutchouc : stabilité et sécurité accrues
- Adaptez le choix de la poignée à la taille de votre main pour un confort optimal
Inutile de s’équiper hors de prix : bien choisir ses haltères et organiser son coin musculation suffit généralement pour observer de réels progrès.
Question bonus : cet exercice est-il adapté si je m’entraîne à la maison ?
Absolument. Vous n’aurez pas besoin de barre olympique, ni de plateforme professionnelle. Quelques haltères de valeur et un espace bien ordonné permettent à chacun de travailler efficacement. D’ailleurs, c’est souvent l’exercice que je recommande à tous les rameurs lorsque les salles sont fermées ou lors des déplacements imprévus – la simplicité rime bien souvent avec constance et résultats.
Glossaire express & conseils débutants
Charnière de hanche : mouvement de bascule du bassin, pilier de la préservation du bas du dos.
Amplitude : profondeur de la descente, propre à la souplesse de chacun.
Verrouillage lombaire : maintien du dos droit à toutes les étapes du mouvement, facteur de sécurité majeur.
Fiche réflexe débutant
- Démarrez léger (2,5 à 5 kg) et surveillez de près votre posture à chaque répétition
- Deux séries de 10 à 12 répétitions : ajustez progressivement la charge, tous les quinze jours
- Faîtes primer la sensation musculaire sur l’apparence ou la performance visuelle – ce petit réflexe change bien des choses à long terme
Alors, pourquoi ne pas intégrer ce mouvement à votre routine ? Pas besoin d’atteindre un podium olympique pour progresser : l’essentiel, c’est la constance et de bons repères, comme le glisse souvent un préparateur physique réputé sur les réseaux.
Comparatif rapide : barre vs haltères
Vous hésitez entre soulevé de terre roumain à la barre ou aux haltères ? Voici un aperçu des points qui font pencher la balance (en pratique, des rameurs m’ont quelquefois confié tester les deux avant de trancher) :
| Soulevé de terre roumain barre | Soulevé de terre roumain haltères |
|---|---|
| Amplitude plutôt restreinte, possible risque de dos arrondi en fin de série | Geste plus intuitif, amplitude personnalisée, sécurité souvent renforcée |
| Permet de soulever une charge globale supérieure, intéressant pour le développement de la force pure | Favorise l’équilibre gauche/droite et une meilleure accessibilité pour tous les niveaux |
| Demande un espace de stockage important, parfois incompatible avec une pratique à domicile | Simple à ranger, matériel flexible et adapté autant au salon qu’à la salle |
Idées pour aller plus loin
Si le sujet retient votre intérêt ou si le doute subsiste :
- soulevé de terre roumain barre
- soulevé de terre roumain débutant
- différence soulevé de terre roumain et conventionnel
- muscles sollicités pendant le soulevé de terre roumain
- variante jambes tendues
- les erreurs fréquentes lors du soulevé de terre roumain
- guides vidéo pour la technique
- adaptation sur le travail des fessiers
- gestion du dos et de l’amplitude
Comme le rappellent souvent les entraîneurs, prendre le temps d’explorer différentes méthodes et d’approfondir la technique, c’est l’assurance de progresser tout en restant à l’écoute de son propre ressenti.
Mis à jour le 3 janvier 2026